15 oct. 2013

13% des investisseurs américains croient encore à la France !

Une chute vertigineuse. C'est le seul enseignement qu'on peut tirer du dernier baromètre sur l'attractivité de la France aux yeux des investisseurs américains publié cette semaine par la Chambre de commerce américaine en France.

Par investisseurs américains, il faut entendre des sociétés américaines ayant déjà investi en France et il s'agit de l'opinion de la maison mère de ces filiales sur l'attractivité de la France. Nous sommes donc très loin d'opinions lointaines de sociétés qui ne connaissent pas la France, ou qui la connaissent via le prisme déformé de médias anglo saxons tirant à boulet rouge sur notre pays. Non, là on est entre vrais connaisseurs, de plus sensés aimer la France puisqu'ils y ont déjà investis.
Le baromètre a ainsi été établi à partir de réponses recueillies auprès de sociétés représentant plus de 55.000 employés en France et cumulant plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires . Pas du n'importe quoi donc.

Et vertigineuse est le seul mot qu'on peut avoir à l'esprit quand on regarde les résultats: 13% seulement de ces investisseurs croient en la France ... contre 56% 2 ans plus tôt, ce qui avait à l'époque été considéré comme un plébiscite, la France étant selon ce baromètre un des pays les plus attractifs du monde pour les sociétés américaines.

Cette époque est bien révolue, et la France se situe désormais au même niveau que certains pays d'Afrique noire, devancée en Europe par l'Espagne, le Portugal , l'Italie et même la Grèce ... que le gouvernement français traite pourtant de haut.

A l'époque, la France pouvait encore compter sur cette attractivité pour attirer de nouvelles implantations étarngères sur son territoire, et aider ainsi à faire baisser le chomage. On peut se douter que ce levier sera brisé pour les années qui viennent ...

Les raisons sont bien entendu connues: les griefs classiques que sont le coût de la main d’oeuvre, l'organisation du temps de travail, la législation sur les licenciements et auxquels se sont rajoutés depuis 2 ans une fiscalité confiscatoire en pleine explosion. A comparer pour cette dernière avec le cas du Portugal, qui vient de voter une baisse drastique de l'imposition des sociétés, pour la faire passer à 21% seulement dans 2 ans, afin de doper sa reprise économique et ce alors que la France vient d'augmenter la sienne, au taux record de 36% ... visiblement pas dans l'objectif de doper son économie donc.

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