27 janv. 2015

La France n'est toujours pas devenue un pays d'entrepreneurs

J'achève la lecture de 2 articles.
Selon Nicolas Dufourcq (le patron de la BPI), la France est devenue un pays d'entrepreneurs, auquel il ne manque quasiment rien, si ce n'est peut être un manque d'ambition des créateurs d'entreprises (entendre dans le cadre de cette interview, les créateurs de start-ups) qui ne visent pas assez grand, à savoir qui ne visent pas tout de suite l'international.

Surprenant non ?
J'ai pourtant souligné à de nombreuses reprises ici le gros problème des start-ups en France, à savoir le manque d'amorçage, avec des rapports de 1 à 10 en défaveur de la France par rapport aux USA et aux pays anglo-saxons en général.
 Malgré l'arrivée à ce niveau en France d'une nouvelle génération d'investisseurs qui ont fait fortune dans les années 2000, dont l'emblématique Xavier Niel, il y a par exemple toujours 10 fois moins de business angels en France qu'au Royaume Uni, pays de taille comparable. Et ce ne sont pas les nouvelles mesures pour doper ce secteur outre manche qui vont changer la donne...

Et si on souhaite que les créateurs de start-up soient ambitieux, monsieur Dufourcq, il faut d'abord leur en donner les moyens, sinon sauf à créer leur start-up ailleurs qu'en France, ils limiteront forcément leur ambition aux moyns dont ils disposent ...
D'ailleurs le mêm jour, un autre article liste les 20 premiers fonds d'amorçage dans le monde... et bien entendu aucun fond français ne figure dans la liste ...

Les fonds français contestent certes ce type de chiffres, mais comme toujours, quand une analyse n'est pas à notre avantage, en France on modifie l'échelle de comparaison.
Bref amorçage aux USA signifie financer une idée.  Et capital risque signifie financer un projet pour lequel les créateurs ont déjà un prototype et 2 ou 3 clients.  Au delà, pour les américains, c'est de la banque.
Amorçage en France signifie selon la définition des fonds français financer un projet pour lequel les créateurs ont déjà un prototype et 2 ou 3 clients.  Et capital risque signifie financer des start-ups qui ont déjà réalisé entre 500 000 et 2 millions d'euros...
Donc à part Oséo, toujours pas d'amorçage en France, selon les définitions américaines...


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